Samedi 8 décembre 2007
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Article paru dans LE MONDE le 05.12.07.
Fabien A. est arrivé en 2000 de Cotonou, capitale du Bénin. Il a fait faillite dans son pays après avoir mal géré son affaire de grossiste en riz, comme il le dit lui-même. Suivent cinq années de
galère où il se retrouve sans papiers. "Si j'avais su, je ne serais pas venu en France, explique-t-il. Jamais au Bénin, je n'ai entendu parler du problème des sans-papiers."
Il a été régularisé en 2005. Sa femme, Assia, en août dernier. Elle est arrivée en 2002 avec comme bagage sa fille Nelly. Elle découvre un pays, une ville, un quartier si éloignés de la chaleur
africaine... Elle doit marcher pour faire les courses, attendre le bus. "A Cotonou, il y a des petits taxis partout. Tu ne marches pas", dit-elle. Ici le ticket coûte 1,50 euro, soit 1
000 francs CFA. Une fortune ! Dix fois plus cher que dans son pays.
La famille se fait des amis à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). La seule souffrance vient des enfants du quartier. "Ils sont gâtés", souffle Fabien. En Afrique, cette expression signifie
qu'ils sont... foutus.
"ILS DOIVENT AVOIR LA BASE"
Le couple porte un regard sévère sur les garçons de la cité. Il ne comprend pas leur rage. "En plus, ils tirent sur la police", s'insurgent Fabien et Assia. Au pays, c'est la police qui
aurait tiré. "Ça fait mal au coeur de voir une partie de notre jeunesse qui ne veut rien faire", se désole le père. Pour lui, ces jeunes-là sont "gavés". Ils
ont tout ce qu'ils veulent. Les parents n'ont aucune autorité. "Ils n'ont même pas le droit de frapper leurs enfants quand ils font une bêtise, explique Francis, 28 ans, un ami de la
famille venu les visiter. Sinon, les gamins disent qu'ils vont appeler les flics." "Moi, j'irai même en prison s'il le faut, mais je frappe mes enfants. Ils doivent avoir la
base", enchaîne Fabien. Il le dit clairement à sa petite fille : "Si tu fais trop de bêtises, je t'envoie un an en Afrique. Tu souffriras !" Assia s'emporte : "Y en a marre
! Dans le RER D, il n'y a que des Arabes et des Noirs. Où sont les vrais Français ? Pourquoi ils ne viennent pas ici, vivre avec nous ? Il faut du mélange !" Son mari la reprend :
"Mais, ma chérie, les Blancs ont peur de nous."
Mustapha Kessous
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Article intérressant qui vaut beaucoup de longs discours. Comme quoi, un étranger sait reconaitre un "vrai français", y a bien que nos élites ramolies du bulbe qui en sont incapables. Et pour
répondre à la dame et aux chantres de la mixité qui la pronent mais ne la vivent pas, et contredire son mari. Avant l'arrivée massive d'africains, les cités étaient habitées par la classe
populaire et les immigrés européens. Ces cités étaient un progrès par rapport aux habitations antérieures. La situation s'est dégradée par la suite. Les blancs sont partis petit à petit à mesure
que les africains arrivaient, la peur? le ras-le-bol plutôt, mon grand père de 80 ans, immigré espagnol, genre dernier mohican de sa cité dans les années 90, se faisait insulter par des petits
arabes en allant faire ses courses dans l'unique magasin qui n'avait pas encore fermé.